La mobilité hydrogène prend forme

Mise à jour le 9 novembre 2020

Avec son plan de relance post Covid annoncé le 8 septembre 2020, le gouvernement fait la part belle à la mobilité hydrogène et à l’ensemble de la filière. Il favorise ainsi le développement des véhicules à pile à combustible, autrement appelés véhicules hydrogène. 

La France mise gros sur la mobilité hydrogène… Lors de sa présentation du Plan de Relance en septembre 2020 pour faire face à la crise due à la COVID-19, le gouvernement a en effet annoncé un projet ambitieux susceptible de donner un véritable élan à cette énergie. Les fonds publics consacrés à l’hydrogène vert ou bas carbone s’élèveront ainsi à 7,2 milliards d’euros d’ici à 2030, dont 2 milliards dans le cadre du plan de relance en 2021 et 2022.

La « stratégie hydrogène française » donnera la priorité à la décarbonation de l’industrie et à la production d’hydrogène par électrolyse, puis à la mobilité professionnelle, et enfin au soutien à la R&D et la formation. Ces trois volets représenteront respectivement 54 %, 27 % et 19 % des 3,4 milliards d’euros qui seront alloués d’ici 2023.

Avec ce nouveau plan, le gouvernement conforte une stratégie initiée par Nicolas Hulot en 2018 en faveur du déploiement de l’hydrogène pour la transition énergétique et qui bénéficiait déjà alors d’une enveloppe de près de 100 millions d’euros.

La mobilité hydrogène tire parti du Plan de Relance

Au travers de son soutien à la filière hydrogène, le gouvernement mise entre autres sur le développement des piles à combustible. La pile à combustible constitue le cœur d’une voiture hydrogène. Elle permet de transformer l’hydrogène contenu dans le réservoir en électricité et en eau grâce à de l’oxygène.

L’utilisation de l’hydrogène dans le secteur automobile représente ainsi une alternative prometteuse aux hydrocarbures pour réduire les émissions des gaz à effet de serre, puisque la pile à combustible ne rejette que de l’eau lors de son fonctionnement. D’autant que l’autonomie de ces véhicules peut atteindre 700 km pour un temps de recharge de seulement 5 minutes environ.

Le réseau des stations de recharge s’étend progressivement

Pour favoriser l’usage de ces véhicules, il convient néanmoins de développer le réseau français de stations de recharge. L’Association France Hydrogène (anciennement Afhypac, Association française pour l’hydrogène et les piles à combustible) qui fédère l’ensemble des professionnels français de la filière hydrogène et de la pile à combustible, est d’ailleurs convaincue que le succès du développement de la mobilité hydrogène repose sur le déploiement concomitant de véhicules pour des flottes commerciales et publiques et d’infrastructures de recharge appropriées. À ce jour, la France compte 35 stations de recharge opérationnelles, 5 en construction et 38 en projet.

L’objectif des professionnels de la filière est de franchir le cap des 100 stations d’ici à 2023, de faire en sorte que la distance moyenne entre elles soit réduite de 300 à 150 kilomètres, et de les rendre accessibles plus systématiquement aux utilitaires légers et aux voitures particulières.

En attendant que ces recommandations puissent aboutir, France Hydrogène se félicite du plan de soutien officialisé au début du mois de septembre par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et la ministre de la Transition Écologique Barbara Pompili. Un plan que l’association qualifie de « signal fort ».

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