Quelle place pour les mobilités alternatives dans les flottes françaises ?

Dans le cadre de son baromètre annuel des flottes européennes, l’Arval Mobility Observatory a publié de premiers résultats centrés sur les véhicules électrifiés et les mobilités alternatives en France. Pour cette édition, 212 interviews téléphoniques ont été réalisée par l’institut de sondage Kantar en janvier 2020 auprès de gestionnaires de flotte au sein d’entreprises de toutes tailles et de tous secteurs d’activité, équipées d’au moins un véhicule de moins de 3,5 t.

Une augmentation des flottes

Premier constat : 23 % des sondés prévoient une augmentation de leur flotte dans les trois années à venir, soit 1 % de plus qu’en 2019. En parallèle, une entreprise sur quatre a déjà mis en place des solutions de mobilité alternative pour ses employés et près de 40 % l’envisagent dans un futur proche.

« Dans l’esprit des chefs de parc, une augmentation de l’activité ou de nombre de collaborateurs implique encore une augmentation du nombre de voitures, commente François Piot, président de l’Arval Mobility Observatory. Et simultanément ils envisagent d’avoir recours aux mobilités alternatives. Nous sommes dans une période de transition entre les vieux réflexes traditionnels et la préparation à la transition énergétique. »

Ainsi, un peu de moins de 30 % des sondés déclarent que leur entreprise a mis en place un plan de mobilité. « Les mesures les plus populaires sont le covoiturage (62 %), le télétravail (59 %), l’autopartage (56 %) et la prise en charge à 100 % de l’abonnement aux transports en commun par l’entreprise (47 %) », précise l’observatoire.

L’hybride et l’électrique au coeur des préoccupations

Autre enseignement du baromètre : 54 % des répondants ont déjà opté pour des véhicules électrifiés ou l’envisagent d’ici trois ans. Leurs motivations avant tout liées à des raisons économiques, mais aussi à une volonté de réduction de l’impact environnemental, de conformité aux régulations et d’amélioration de la réputation de l’entreprise.

« La crainte du manque d’autonomie reste un sujet majeur, note toutefois François Piot. Cela s’exprime à travers le choix des véhicules : l’hybride rechargeable a la préférence d’un certain nombre, or cette technologie n’est vertueuse que pour une partie seulement des besoins. Par exemple pour les conducteurs qui peuvent recharger au départ et à l’arrivée et qui effectuent des trajets plutôt urbains, permettant d’utiliser pleinement la recharge électrique avant de passer au carburant. »

De plus, 49 % des sondés considèrent que les gammes de modèles restent limitées pour les modèles hybrides rechargeables et 55 % pour les modèles 100 % électrique.

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