Marly Distribution et la mobilité : entre pragmatisme et efficacité

Marly Distribution est avant tout une histoire familiale entre un père et son fils qui se lancent côte à côte dans une aventure entrepreneuriale. L’entreprise, qui assure notamment la distribution de consommables pour le secteur de l’hôtellerie, des bars et des brasseries, connaît un succès croissant depuis sa création. Pierre-Henry Grau, Directeur général de Marly Distribution, partage sa vision de la mobilité.

Comment avez-vous déployé votre flotte de véhicules par rapport à votre activité ?

« Nous avons un rayon d’intervention qui s’étend sur Paris et la région parisienne entre Marne-la-Vallée, Roissy et Antony. Une zone assez vaste avec des problématiques de trafic bien connues. En Province, chacun de nos entrepôts assure des livraisons dans un rayon d’environ 60 kilomètres. Au total, notre flotte comprend une cinquantaine de véhicules légers et une trentaine de poids lourds. »

Quelles solutions avez-vous choisi d’utiliser pour gérer la mobilité de vos collaborateurs ?

« En ce qui concerne nos implantations en région parisienne, j’assure moi-même la gestion de notre parc de véhicules à l’aide d’un traditionnel tableau Excel. Le reste de la flotte est géré par chacun de nos responsables en province avec le même outil. Nous n’avons pas souhaité déployer de solution de gestion de flotte spécifique car nous sommes et voulons rester une entreprise familiale. Toute notre gestion, notre pilotage de l’activité, notre relation avec nos collaborateurs, reposent sur le bon sens et la confiance. Sans nos collaborateurs, nous ne sommes rien. Ils sont la richesse de l’entreprise. Puisque nous misons tout sur la confiance, nous n’avons pas besoin de solutions complexes ou encore de géolocalisation. »

Diesel, essence, hybride, électrique… Que faudrait-il selon vous pour que les motorisations moins émettrices de CO2 se développent plus massivement dans les flottes d’entreprise ?

« Je pense que le fond du problème, ce sont les incitations liées à la fiscalité. Si nous pouvions bénéficier d’une politique plus incitative, comme la TVA sur l’essence, ou sur le déploiement d’une flotte hybride voire électrique, nous serions les premiers à nous lancer. Mais au-delà des convictions, il y a les réalités de terrain et à ce jour, ces motorisations ne nous offrent pas toutes les garanties. Nous aimerions en savoir davantage par exemple sur l’avenir des bornes de recharge Autolib par exemple. En province, nous pourrions envisager les technologies hybrides, y compris sur nos camions, mais nous sommes alors confrontés à des problèmes de recharge, le maillage des stations n’étant pas encore suffisamment resserré. Bref, nous avons besoin de visibilité et de garantie. Le principe de gestion « en bons pères de famille » de nos entreprises s’applique à nos flottes de véhicules ! »