Location Longue Durée : vers un TCO à 360°

Toutes les études le démontrent : la Location Longue Durée ne cesse de progresser dans les flottes d’entreprise et ce, quelle que soit leur taille. Alexandre Chaigneau, coordinateur de la Stratégie Commerciale pour Arval, décrypte le phénomène.

65% des professionnels plébiscitent la LLD comme mode de financement. Comment expliquez-vous cet engouement des entreprises pour la LLD ?

Alexandre Chaigneau : Les chiffres que vous mentionnez corroborent parfaitement ceux que révélait en fin d’année dernière le Baromètre de l’Observatoire du Véhicule d’Entreprise. Celui-ci estimait à 63,8% la part de la LLD dans les flottes d’entreprise, l’achat ne représentant plus que 24% et la LOA, 12%. Ces chiffres démontrent à quel point la location longue durée constitue un facilitateur du quotidien pour le gestionnaire de flotte et ce, quelle que soit la taille du parc. Les entreprises sont toujours plus sensibles à l’enjeu de la mobilité ainsi qu’aux préoccupations environnementales. Du fait de ses caractéristiques, la LLD permet à la fois de sécuriser les budgets comme les usages. Grâce à la LLD, les entreprises ne subissent pas d’immobilisation du capital et la gestion de la flotte est externalisée. Les contrats sont par nature très souples, ce qui permet un usage serein de la flotte.

La location longue durée constitue un facilitateur du quotidien pour le gestionnaire de flotte et ce, quelle que soit la taille du parc.

A quel(s) type(s) d’entreprises, la LLD est-elle susceptible de répondre le plus efficacement ?

Alexandre Chaigneau : Je pense pouvoir affirmer que la LLD est pertinente dans tous les cas de figure. Toutefois, il faut reconnaître une certaine disparité dans l’adoption de la location longue durée en fonction de l’entreprise. Toujours selon le baromètre de l’OVE, 71% des entreprises de plus de 250 collaborateurs ont recours à la LLD. Ce chiffre s’établit à 60% pour les entreprises de 100 à 250 salariés, puis, descend à 22% lorsque l’effectif est inférieur à 100 collaborateurs et à 11% pour les TPE (moins de 10 salariés). En effet, les TPE ont toujours eu tendance à privilégier l’achat à la location. Cependant, nous assistons à une évolution des usages. Les TPE sont intéressées par une budgétisation incluant un package de services associés et l’on constate que c’est sur ce canal parmi les professionnels que la croissance est la plus forte.

La LLD est un outil de transition énergétique, la notion d’usage surpassant celle de possession du véhicule.

En quoi la LLD permet-elle une parfaite maîtrise du TCO de la flotte ?

Alexandre Chaigneau : Je pense que l’approche « leasing » fait tout simplement évoluer le mode de pensée des entreprises et des gestionnaires de parc. L’approche de conseil, qui place le loueur dans une posture de partenaire de la mobilité est un atout qui séduit les entreprises. La LLD est un outil de transition énergétique, la notion d’usage surpassant celle de possession du véhicule. Un bon TCO flotte est lié à un bon “TCO véhicule” mais aussi à une maitrise du “TCO conducteur”. Le comportement de l’utilisateur impacte notamment la sinistralité, la fréquence de l’entretien, la consommation de carburant, l’usure des pneumatiques… Autre enjeu central pour les entreprises, la dimension RSE. Dans ce cadre, Arval a développé la méthodologie SMaRT (Sustainable Mobility and Responsibility Targets) dont l’objectif est de fournir aux entreprises des indicateurs d’évaluation des flottes. Cette approche repose sur une meilleure optimisation de la flotte existante et l’intégration d’une véritable stratégie RSE.

Poursuivez votre lecture avec le chiffre clé commenté « 65% des gestionnaires de flotte ont recours à la LLD », tiré de notre livre blanc Perspectives : quel est l’avenir des flottes automobiles ?