Le respect de l’environnement, ce n’est pas que le CO2

Concevoir une auto de façon éco-responsable ne peut se limiter à la seule maîtrise des émissions de CO2 . Stéphane Godefroy, Responsable Marketing Produit Hyundai Motor France, lève le voile sur le choix de matériaux plus respectueux de l’environnement dans la conception de IONIQ.

La Hyundai IONIQ présente la particularité d’intégrer des matériaux « verts » ou du moins plus éco-responsables. Comment cela se traduit-il dans les faits ?

Stéphane Godefroy : Nous avons en effet fait le choix pour lONIQ d’intégrer des matériaux biologiques dans l’habitacle. Cela s’inscrit tout simplement dans l’état d’esprit qui a présidé à la conception de IONIQ. Nous avons considéré que l’impact environnemental d’un véhicule ne pouvait être résumé à la seule production de CO2 et nous avons par conséquent fait le choix de repenser l’usage de certains matériaux. Ainsi, nous avons décidé d’intégrer davantage de composés biologiques dans les panneaux de porte par exemple, qui sont composés de canne à sucre pour 25% environ. Il en est de même pour certains plastiques utilisés pour la planche de bord qui incorporent des farines de bois ou de roches volcaniques pour environ 10%.

Ce changement de paradigme a nécessairement un impact sur vos process industriels. Comment avez-vous abordé cette problématique ?

Stéphane Godefroy : Nous étions portés par la volonté d’adopter une démarche multidimensionnelle par rapport à l’environnement. Les émissions de CO2 ne constituant qu’une partie du problème, il fallait vraiment repenser l’habitacle et sa conception sans jamais perdre de vue les impératifs de durabilité des matériaux, de résistance et de sécurité, ou encore de qualité. L’impact de ces choix ne devait pas non plus se répercuter sur les coûts. L’équation était complexe à résoudre, mais nous considérions qu’il fallait véritablement nous impliquer pour apporter, notamment à nos clients professionnels, une réponse à leur préoccupation environnementale. Aussi, nous avons beaucoup réfléchi aux tissus composants les sièges, aux peintures, aux moquettes ou au ciel de toit. Ainsi les peintures utilisées pour donner un aspect métallisé aux plastiques intègrent jusqu’à 30% d’huile de soja. Ce travail de recherche et de développement que nous avons consenti était également guidé par un autre impératif : le plaisir ! Notre engagement ne pouvait être un renoncement sur les codes d’utilisation d’une automobile.

IONIQ dispose d’une triple motorisation (électrique, hybride et hybride rechargeable) et Hyundai est le seul constructeur à proposer tous ces types de motorisation sur un seul et même modèle. Que faut-il conclure de ces choix ?

Stéphane Godefroy : IONIQ préfigure à mon sens ce que seront les gammes Hyundai à l’avenir. D’ailleurs, le Hyundai NEXO que nous venons de présenter avec son moteur à hydrogène intègre, lui aussi, des composants biologiques, notamment pour remplacer le cuir des selleries par exemple. Sur le plan des motorisations, notre positionnement est unique car nous avons conçu IONIQ dès le début, dans une optique de respect environnemental. Nous avons considéré qu’en proposant ces trois motorisations, nous offrions à nos clients, la possibilité de mesurer véritablement les atouts de chacune d’elle sur la base d’une expérience routière unique. C’est un peu comme un banc d’essai. Seules les motorisations changent. Nous avons ainsi la certitude d’être au rendez-vous des attentes des utilisateurs. IONIQ est une gamme « verte » dont nous sommes très fiers !