FISCALITÉ DES VUL : l’évidence du diesel résiste à la tourmente

Le VUL, qui s’affiche “hors taxes”, échappe à la TVA, à la TVS, au plafond d’amortissement et… au malus. ll peut même bénéficier et d’aides de l’État et de certaines collectivités territoriales s’il est réputé “propre”, mais le diesel résiste à la tourmente.

Le choix d’un utilitaire se détermine selon le volume, le poids et la nature de la “marchandise” qu’il aura à transporter usuellement et donc selon les dimensions de ses ouvrants et de son espace de chargement, la répartition des charges (sur l’empattement ou sur le porte-à-faux), la hauteur extérieure (pour accéder aux parkings couverts), les possibilités d’aménagement etc.

En revanche, le choix de la motorisation fait rarement tracas : plus ou moins puissante selon la charge embarquée et le parcours quotidien, mais presque toujours diesel. Tout en effet, plaide en faveur du diesel : la récupération totale de la TVA du gazole, la disponibilité d’un couple-moteur élevé à bas régime, la moindre consommation par rapport à l’essence, la diversité de l’offre-produit…. Sauf pour des micro-entreprises non assujetties à la TVA et pour des véhicules qui ne réalisent que de faibles kilométrages, l’évidence du diesel ne se discute pas vraiment.

Trois éléments invitent néanmoins à revisiter les certitudes : la TVA de l’essence qui devient récupérable à 20% (et à 20% supplémentaires chaque année jusqu’à 100% en 2022), le rééquilibrage des prix des carburants (mais en hausse générale) et le “diesel bashing” dans toutes ses incidences : des zones à circulation restreinte aux rumeurs d’éradication.

Les menaces des ZCR* et du “diesel bashing”

Les deux premiers points (TVA et prix à la pompe) peuvent s’apprécier mathématiquement. Certes nul ne maitrise les cours du brent et du change euro/dollar, mais les calendriers d’évolution de la TVA et de la TIPCE sont, en revanche, fixés jusqu’en 2022. Chacun peut donc établir ses estimations de budget carburant et voir s’il a intérêt à rester fidèle au diesel s’il pourrait éventuellement s’accommoder de l’essence. Mais à ce comparatif rationnel, le “diesel bashing” ajoute un trouble beaucoup plus complexe qui mêle à de vrais questions, de la propagande grossière, des paramètres émotionnels, des soucis d’image des entreprises, et surtout des craintes de restrictions de circulation, plus ou moins contraignantes selon que la zone d’activité habituelle de l’entreprise recouvre ou pas des ZCR…

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