Cartes carburant : de l’énergie vers la mobilité

La bonne vieille carte carburant réservée aux seuls gros rouleurs a (presque) vécu. Aujourd’hui, on parle d’agrégation des services et de mobilité multimodale. Les acteurs de ce marché difficilement quantifiable redéfinissent tous un “business model” où la nécessité d’ouvrir ses réseaux apparaît comme une condition de la survie de chacun. Au centre de ce dispositif, un salarié toujours plus mobile et pressé. Derrière lui, une entreprise-cliente qui doit pouvoir faciliter, contrôler et calculer les déplacements de tous ses collaborateurs. Tout autour, des prestataires férus de marketing et de technologie. Malheureusement, les nombreux (et pas toujours disponibles) acteurs du marché ne sont pas tous présents sur ce dossier… Notre conseil : soyez curieux avant de choisir !

De l’énergie et des services

Pour le salarié en mouvement, les dépenses liées à ses déplacements sont toujours un pensum. Justificatifs, tickets de caisse, factures : tout cela doit apparaître logiquement et proprement, sans pièce manquante ou injustifiée. Même chemin de croix pour son employeur ou la comptabilité qui doivent décortiquer des centaines de notes de frais, décrypter des taux de TVA, dégager des lignes d’affectation… Sauf que.

Sauf que la révolution numérique a fluidifié la communication des pièces comptables en les dématérialisant. Oui, voilà un mot clé : dématérialisation. Fini les tonnes de papiers en tous formats, souvent froissés, parfois non-conformes ou incomplets : avec le numérique, les tableurs s’enrichissent de données protéiformes et savent les mettre en ordre, les agréger et les restituer dans des formats normés, clairs et faciles à manipuler. Le salarié est soulagé, le comptable respire, le marchand d’énergie sourit : derrière les cartes en plastique de la première révolution technologique, une armée de serveurs connectés permet maintenant à tout le monde de gérer au mieux ses déplacements, les dépenses qui y sont attachées… et donc de contrôler sa trésorerie en temps réel.

La révolution numérique a fluidifié la communication des pièces comptables en les dématérialisant.

L’énergie bien sûr

Ne perdons toutefois pas de vue que le premier rôle d’une carte carburant est… de fournir du carburant ou plutôt non, de l’énergie. Gazole, essences, carburant additivé, superéthanol, gaz de pétrole liquéfié ou gaz naturel, électricité : la liste est longue et s’allonge encore, au fur et à mesure que les produits énergétiques se multiplient… en attendant l’hydrogène pour piles à combustible. En France, les carburants “classiques” tiennent le marché et le gazole reste en haut du panier, surtout en entreprise. Sa TVA récupérable (en attendant que l’essence parachève sa mue fiscale), les moindres consommations qu’il génère (on économise du volume mais aussi de la TVS) et donc sa bonne performance en termes de TCO (le carburant peut mobiliser jusqu’à un tiers du budget auto moyen d’une PME mobile), justifient son succès. Mais une carte doit pouvoir servir tous les carburants disponibles. C’est pourquoi l’ensemble des fournisseurs propose des gradations ou des programmations qui permettent au client d’ouvrir ou de restreindre le champ d’une carte à tel ou tel autre carburant, comme le superéthanol ou le GPL. Côté électrique, l’avantage revient aux réseaux qui ont déjà passé des accords de partenariat, comme Shell ou Total avec NewMotion qui propose, en France, 18 000 points de charge. Pour autant, on peut supposer qu’un bon nombre de réseaux, à terme, ouvriront leurs bornes (et celles de partenaires, n’en doutons pas) à leurs clients carte.

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